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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 22:30

(suite et fin de l'article publié le 14 janvier).

DAY  1

Samedi 9h du matin. Après une nuit rythmée au gré des changements de chauffeurs (3, ce qui n’est pas du luxe), nous parvenons dans les environs de la 3° spéciale de ce jour, Utelle (dans un premier plan optimiste, nous avions prévu de tenter la 1°, c’est à dire Sigalle (l’ancienne spéciale du Col de Bleine, raccourcie du Col de Bleine justement ) mais on a du vite se rabattre sur le plan réaliste).

Direction Utelle donc.  Nous venons de passer St André les Alpes, et nous empruntons la tortueuse nationale 202. Quelque part sur celle-ci, nous nous arrêtons un bref instant (pause pipi J), dans ce joli patelin dont j’ai oublié le nom. 

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Presqu’au bout de cette nationale 202, nous allons prendre à gauche dans la vallée de la Tinée, et de là, nous serons quasi à pied d’œuvre. Nous arrivons au carrefour… les gendarmes sont là, la route vers la Tinée est bloquée par leurs soins. Sur cette même nationale, dans l’autre sens en provenance de Nice, il y à partir de ce carrefour, une longue file de véhicule à l’arrêt complet, d’au moins 5km… Nous essayons de nous arrêter direct pour pouvoir partir de là à pied vers la spéciale, mais impossible car le carrefour correspond avec le début d’un tunnel… Plus loin il est trop tard, impossible de faire demi-tour à cause du bouchon…  et impossible de s’arrêter avant un certain temps… Pourquoi ce blocage ? Simplement parce que la veille, le rallye passait dans des spéciales à l’ouest de cette route de la Tinée, ce qui a engendré d’énormes bouchons, où d’ailleurs la plupart des concurrents sont restés coincés, 2 spéciales avaient même été annulées. Il faut savoir aussi que cette route, outre le fait qu’elle accueille ce w-e de nombreux spectateurs du rallye, est aussi l’axe le plus important, venant de Nice et de la côte, pour atteindre les grosses stations de ski du Mercantour, dont Isola 2000, la plus connue… La préfecture a donc pris les devants ce samedi, jour d’arrivée des vacanciers vers les stations de ski… et bloque tout le monde !

Dépités, nous nous arrêtons bien plus loin et discutons de la suite du programme. Soit on patiente que les bouchons s’estompent et on tente d’accéder malgré tout, au 2° passage dans Utelle, soit… on va voir la dernière spéciale du jour… Celle de La Bollène-Vésubie - Sospel, via le sommet du Col du Turini ! Aaaaah, la spéciale du Turini, c’est un monument ! C’est LA spéciale culte du Monte-Carl. Tous les ans, les JT diffusent des images prisent au sommet du col. Le choix est vite fait, en route pour Sospel et le Turini. (Bien nous en prit, car le 2° passage dans Utelle fut finalement discrètement annulé par… décision préfectorale ! Ben oui, on ne rigole pas avec l’accès aux stations de ski…). N’ayant pas envie de prendre les larges accès routiers jusque Nice, on préféra couper court, et s’enfoncer directement dans la montagne vers l’est. On déjeunat dans un petit village fort sympathique.

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La MykelMobile, bourrée jusqu'à la gueule :)

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Puis après un temps certain (on perd un temps fou dans ces petits chemins de montagne, mais que c’est beau !) , on traverse la localité de l’Escarène, et on commence à gravir le Col de Braus, dernier obstacle qui nous sépare de Sospel, dans la vallée suivante.

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Ce morceau du col, avec les 8 épingles de suite, on le voit un bref instant dans le film "Je reste !" (avec Sophie Marceau et Vincent Perez) où il est présenté comme étant... le Mont-Ventoux ! Très fort ;)


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3 routes mènent à ce Col de Braus. L’une venant de l’ouest (d’où nous venons), une vers l’est qui descend vers Sospel (notre route vers le Turini) et la dernière, beaucoup plus étroite,  qui part vers le Nord, et qui est en fait, le début d’une des spéciales du dimanche matin. Sans trop savoir ce qu’on va faire demain, et vu qu’on a un temps dingue à attendre avant le passage dans le Turini (nous sommes fin de matinée, et la spéciale du Turini démarre à 16h38), autant faire un petit repérage, et on emprunte ce chemin en voiture, Mykel au volant. Et après quelques centaines de mètre dans les sous-bois, surprise, un groupe de supporters de Loeb est déjà installé pour le lendemain ! Ils sont une quinzaine, déjà en train de faire la fête. Ils ont quasi 20h à attendre avant la spéciale du lendemain mais ils s’en foutent ! Ils préfèrent « s’enfermer » dans la spéciale, avec leurs voitures et tout le confort nécessaire à portée de main, plutôt que de devoir se garer bien loin, et devoir marcher longtemps, etc… Et donc, ils n’essaient même pas de voir le rallye aujourd’hui ! Drôle de choix J Au passage de la MykelMobile, les mecs hyper bon esprit, font une hôlaaa pour Mykel qui roule pourtant hyper prudemment dans ce chemin où de nombreuses plaques de glace se cachent, excellent J On continue un peu plus loin, pour repérer. Puis demi-tour, et au 2° passage, ceux qui connaissent le Mykel ne s’étonneront pas de savoir « qu’il a fait le show » pour son bouillant public, qui lui fit d’ailleurs bruyament savoir son contentement J Splendide J Vive le Monte-Carl J

Ce petit intermède passé, nous descendons sur Sospel. Très chouette patelin, très typique de l’arrière pays niçois. Nous trouvons une place de parking dans le centre, par chance, d’où je prends ces photos des 2 ponts sur le Bévéra.

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Le patelin n’est pas encore pris d’assaut par les milliers de spectateurs, mais on sent que çà ne saurait tarder. Les gendarmes sont omniprésents. Comme le début de la route vers le Turini est déjà barré, nous devrons de toute façon marcher jusqu’à la spéciale et bien au delà. Le Turini, je n'y ai jamais mis les pieds, certes. Mais étant quelqu’un qui ne se débrouille pas trop mal avec une carte IGN, je repère une série d'épingle fortes intéressantes à priori (j’avais préalablement un peu repéré sur le net aussi, on ne lui fait pas, au gore 
J). Elles ne sont pas tout près, la marche va être longue. J'estime à vue de nez qu'une heure trente de marche seront nécessaire.

Mais avant de se mettre en route, nous faisons notre premier arrêt pédestre à l'excellente pizzeria locale :) Rassasiés, nous repassons prendre le matos à l'auto, et nous mettons en route.

Il fait presque chaud en ce début d'après-midi. J'ai vite fait d'enlever ma veste, et je peste à devoir la porter :) Mykel lui, étrenne son flambant neuf pantalon de ski. Il a vite très très chaud aussi :) Il déguste :)

Après un temps certain, nous atteignons les premières épingles en question, beaucoup de monde, on continue, on trouvera mieux plus loin.

Et en effet, j’ai eu le nez fin, après pile poile 1h30 de marche (comme prévu par bibi :) et approximativement 7km de marche depuis les dernières maisons de Sospel, nous atteignons un endroit splendide, jugez plutôt J (Qui plus est, pas encore trop remplit de monde. Pat est même convaincu que si on avait un peu continué, il n’y aurait quasiment plus eu personne du tout. Hum, pas sûr J).

Nous allons voir de très près, bien protégé derrière un épais muret, 2 épingles, une sur notre gauche, une sur notre droite. Plus loin dans la vallée, nous verrons encore assez distinctement 2 autres épingles. Les premiers ouvreurs passent.

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Au loin, on discerne bien les parois rocheuses très abruptes des gorges du Piaon, qui marque le début du col, et par où nous sommes passés pour arriver ici.

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On se rend vite compte à quel point le son, en provenance du fond de la vallée, résonne jusqu'à nous, à un volume... qui me provoque presque des frissons.

Par contre, nous n'entendons que très tardivement le son venant du haut du col.
Le tarmac, où l’on se trouve et comme à Sospel à 7km d’ici, est parfaitement sec. Nous sommes à 10km du sommet du Col, et je sais que là haut, en haut du col justement, et jusque tout tout près  de nous, c’est de la glace, de la neige... Les voitures chaussées en slick (meilleur compromis pour une spéciale à moitié sur le sec, et à moitié en condition hivernale) rouleront au ralenti, à 10 à l'heure dans les épingles…  Show time ! Quand ils en sortent, ils ont les crocs J

Et puis comme d’habitude, après avoir eu trop chaud en marchant, après quelques minutes à l’arrêt, çà recommence à cailler. Et l’attente commence.

Puis Mykel, qui a eu si chaud en montant, grâce à son épais pantalon de ski, fit une découverte intéressante :

Myk: « rah, putain, c'est bien ce pantalon, mais en marchant, je crevais de chaud !! »
Pat: « heuuu, ben pourquoi tu n’ouvres pas les tirettes sur le côté pour aérer ?? »
Myk: « ha, c'est à ça que ça sert ?? ha ouais, pq j'y ai pas pensé plus tôt... »

Mort de rire J

Outre les ouvreurs, de nombreux véhicules de l’organisation mais aussi des forces de l’ordre, passent devant nous, bien avant le début de la spéciale. Puis vint le combi de flic dont je me souviendrai toute ma vie J Alors qu’il descend le col à une vitesse tout ce qu’il y a de plus raisonnable (voir même lente), un collègue du chauffeur s’est emparé du micro (il y a un haut-parleur sur le toit) et s’évertue, en hurlant à tue-tête dans celui-ci, à imiter le son d’une voiture en course J

Accélération brutale, passage de vitesse, freinage brutal, frein à main dans les épingles, tout y est ! Il doit être en train de le faire depuis des km, et l’a certainement fait jusqu’à la fin de la spéciale !

Tout le monde est plié mort de rire, vraiment tout le monde, super ambiance J

Et comme le son dans la vallée, dans le fond du col, résonne jusqu’à nous, on l’entendra par intermittence pendant encore de longues minutes, reprovoquant à chaque fois, un nouvel éclat de rire général ! J J’ai jamais autant rit de ma vie J Culte J

La 00 et la 0 passent, et ne trainent pas.

[Vidéo de la 00]



[Vidéo de la 0]



Plus que quelques minutes… çà me fait toujours quelquechose, surtout en mondial, ces quelques instants avant la première voiture, petite émotion comme quand j’étais gosse et qu’on allait voir le Bianchi à quelques km de la maison, hum… J Puis on commence à vaguement discerner des sons qui viennent de là-haut, un son de moteur, beaucoup plus aggresif, qui montre bien sûr que la spéciale est lancée depuis de longues minutes… Puis enfin, çà y est le commissaire au-dessus de nous siffle, çà arrive. C’est le jeune autrichien Aigner qui passe le premier, puisque les 16 premiers démarrent le 2° jour, dans l’ordre inverse du classement.

[Vidéo Aigner]



Trop trop trop bon, cet endroit est exceptionnel. J’adore être si près des voitures quand elles accèlèrent (tout en étant en parfaite sécurité, çà va de soit), c’est hyper impressionant ! Le volume sonore que çà dégage, çà fout le frisson ! Les 2 épingles enchaînées, tout le monde ou presque passe au frein à main. Puis les 2 épingles passées, le spectacle continue un peu plus loin, les 2 autres épingles plus bas. 

[Vidéo Burry au loin]



Sur les vidéos çà a l’air tout petit, mais de nos propres yeux, on voyait quand même très bien ce qui s’y passait. Notez que sur les vidéos des 2 épingles au loin, le son est légèrement en décallage par rapport à l’image… Le temps qu’il monte jusqu’à nous ! Alors que nous ne sommes qu’à 450m à vol d’oiseau. Et je vous assure que dans une vallée encaissée comme celle-là, çà résonne vraiment fort, j’ai limite la chair de poule J

Les splendides passages s’enchaînent, on en a vraiment pour notre argent J

Pons, parce qu'il le vaut bien :) Passage très spectaculaire.
[Vidéo Pons]

Seb, auteur du scratch dans cette spéciale.
[Vidéo Loeb]



Sarrazin, copiloté par notre Stéphane Prévot national, beaucoup plus propre dans ses trajectoires, et très efficace au vu de son excellent chrono, à 7 secondes du scratch.
[Vidéo Sarrazin]



Entretemps, on aura aussi vu Hirvonen, Solberg, Sordo, Stohl, Gardemeister, Atkinson, ...

Arrive Marcus, mon préféré avec Duval (qu'on ne verra pas du w-e, vu qu'il a fait boum qqpart). Remarquez le disque de frein arrière droit, chauffé à blanc (heu, à rouge en fait :) Il faut dire, la spéciale est longue de 31km. Pour les meilleurs, çà représente un effort de + ou - 24, 25 minutes (!). A cet instant Marcus est bien sûr largement en tête suite au 5 minutes perdues la veille par Loeb, sorti de la route et reparti en super-rallye ce samedi. Son passage est efficace, mais au point où il en est à ce moment, Marcus assure bien sûr depuis longtemps sa première place. En effet, personne n'ira le rechercher, il remportera sa première victoire au Monte-Carl.
[Video Marcus]



Toujours Marcus, qui s’éloigne dans la vallée… Le son qui résonne au loin, l’obscurité qui tombe, les phares dans la nuit, les dizaines de flashs des spectateurs, les conneries que lâche Mykel… I LOVE IT !!! :) VIVE LE RALLYE !!!
[Vidéo Marcus au loin]



L'irlandaisBoland et sa focus passent et... Mykel agite notre drapeau belge, convaincu qu'il s'agit de la focus de onze nationale Pieter Tsjoen. Ra-tééééééé :)
[Vidéo Boland]



2 concurrents passeront encore avant l'arrivée de Tsjoen, qui passât dans une situation on ne peut plus cocasse :) Il arrive en rallye que 2 concurrents se rattrapent... Mais un cas comme celui-ci, je n'avais encore jamais vu :) Trop comique :) Qui plus est, en mondial !
[Vidéo Tsjoen]



Tsjoen est le 3°. Autant que je me souvienne, il était plutôt le rattrapeur, que le rattrapé ! Je crois...

Les 3 au loin... Ambiance :)
[Vidéo Tsjoen au loin]



Les tous derniers concurrents (les quelques dernières groupe N qui doivent encore passer) le feront finalement en liaison. Un concurrent s’étant bien cassé la pipe un peu plus haut, la fin de la spéciale a été neutralisée. Le très nombreux public, entreprend donc de redescendre le col, en même temps que passent au ralenti les derniers concurrents, victime de la neutralisation de la spéciale. Il faudrat du temps avant d’arriver à Sospel J En passant par la finish line, un tableau nous indique les temps réalisés. 

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Un 2° arrêt à la pizzeria de Sospel s’impose. Il n’y a pas encore trop de monde, çà va. Des gens de l’organisation, à l’accent bien trempé, ont réquisitionné une grande table juste à côté de la notre. Pour demain, nous décidons d’aller voir la spéciale du Col de Braus (celle que bous avons repéré en arrivant ce matin), elle est toute proche de Sospel, tranquille. 21h30, nous remontons le col de Braus en voiture… et à 2km du sommet, surprise la gendarmerie est là, pour en fait aider les gens à se garer correctement, et d’un seul côté de la route… D’ici jusqu’au sommet, des gens sont déjà garés, dingue ! En grande partie des italiens en camping-car, d’ailleurs (l’Italie est tout proche, faut dire) ! Au fil de la nuit, la longue file de voiture garée ne cessera de s’allonger.
On se prépare pour la nuit. A 3, dans une MykelMobile (une polo pour ne pas la citer), c’est on ne peut plus rigolo J C’est Pat, sur la banquette arrière, qui s’en sort encore le mieux. Il parvint à se faire une petite place confortable malgré l’iceberg de brols en tout genre, qui cohabite avec lui J

                                                        
DAY  2

Vers 4h15 du matin, soit un quart d’heure avant que nos chers GSM ne nous réveillent, nous avons eu droit à un réveil plutôt inatendu : la grosse vingtaine d’ouvreurs (pour la petite histoire, tous en Volvo, Mitsu, Subaru et même un en…Delta intégrale ! ), qui quasi tous en même temps, ont monté le col, en faisant  un boucan pas possible en accélérant à fond de balle dans la montée, et qui ont donc réveillé tout le monde J çà faisait vraiment genre « Bonjour les enfants, il est l’heure, réveillez-vous, çà va bientôt commencer ! ». J

Comme il est encore un peu tôt pour se mettre en route à pied vers la spéciale, Mykel allume le moteur pour nous réchauffer, et là, quelle ne fut pas notre surprise de voir une tête apparaître juste devant le capot ! Un mec de la voiture garée devant nous, avait passé la nuit là, couché sur le tarmac entre les 2 voitures, emmitouflé dans un épais sac de couchage, alors qu’il gèle ! Il s’est certainement tapé une grosse frayeur en entendant le moteur démarrer, croyant sans doute qu’on allait avancer ! On en rit encore J

6h, en route. Comme nous quittons en fait la voiture pour toute la journée (nous resterons dans la spéciale entre les 2 passages dans celle-ci, les 2 étant séparés de 3h50 (pour la première voiture)), nous embarquons tout le matériel nécessaire, réchaud-camping-gaz, Lait, Nesquik, etc. Et en ce qui concerne Mykel, une gigantesque boite family size de Chocopops J Trop rigolo J

On arrive au sommet du Col, nous nous engageons dans l’étroit chemin vers le nord, et franchissons la ligne de départ, les gens de l’organisation sont déjà affairés, une tente est montée pour protéger l’infrastructure. Je m’étonne sur l’utilité de faire passer deux dépanneuses sur la spéciale… gens mal garés ? Pas de bol  La spéciale est évidemment très verglacée à son début, toute la partie en sous-bois ne voit que rarement le soleil, pas simple même à pied !!! On repasse devant le groupe de supporters de Loeb qu’on avait vu la veille, ils ont l’air nettement plus calme J Finalement, on marche une heure et on jette notre dévolu sur une épingle sèche, en très légère montée. Entre le départ et jusqu’à 200m d’ici, quasi l’intégralité de la spéciale est verglacée. Ici, à attendre, on a vraiment eu froid (pour la seule fois ce we). Il n’y a pas d’arbres, toutes les 2 minutes passe une rafale qui glace les os… Les chocos chauds s’enfilent à vitesse V V prime. Le jour commence à se lever.




Pendant l’attente, Mykel réussira à s’endormir sur une grande pierre, large et plate. Faut le faire, moi je caille à mort J

7h55 : On entend au loin, le départ de la première voiture. A vol d’oiseau, on en est pas si loin que çà ! Ambiance J Niveau spectacle, l’endroit est pas mal du tout J çà réchauffe un peu l’ambiance glaciale J

Bon endroit. Dans l'ordre Aigner, Hirvonen, Seb et Marcus.








Un peu d’art…

 

Une fois la spéciale finie, on se déplace un peu plus loin, (on a bien le temps d’explorer un peu la suite de la spéciale J ) Et on se plante finalement un bon km plus loin. On carbure toujours au choco chaud, bien que le soleil réchauffe considérablement l’atmosphère (il est 10 h du matin). Et à nouveau attendre… Pour tuer le temps, je me mets en tête de gravir la colline dans notre dos, seul.

J’y ferai ces qq belles photos de la montagne en face de nous, la ?????








Et j’y verrai aussi, … un groupe de 6 ou 7 sangliers, démarrer juste devant moi. Je les ai apparemment dérangés, ils étaient à l’abris des regards dans un large fourré. Çà faisait bien longtemps (13 ou 14 ans) que j’en avais vu de si près. Toujours aussi impressionant… et bruyant ! Dommage que mes 2 comparses ont raté çà.

Vint enfin la course. L’endroit que l’on s’est choisit est certes un peu moins impressionant que l’épingle de tôt ce matin, mais çà change un peu. On les voit d’abord en contre-bas, relativement loin. Ensuite ils ont une ligne plus ou moins droite de 500m jusque l’épingle de ce matin, et puis ils ont une ligne droite d’un km jusqu’à nous, et un gros freinage.

Dans l'ordre Sordo, Panizzi, Sarazin, Burri et Hirvonen.












Remarquez la grande prudence dont ils font preuve dans le virage, les ouvreurs ont bien sûr remarqué et signalé que l’endroit est verglacé.

Ho, un Pat passablement fatigué.



Ho, un Mykel passablement fatigué (oufti, çà fait peur :)



La fine équipe :)




Et puis, on fait des rencontres, sur un Monte-Carl, voici un certain Paul...



Une fois la course finie, on redescend tranquillement vers la Mykel-mobile.



DZE méga boite family size de Chocopops :)



On croise un camion de pompiers, qui méthodiquement, éteint les feux abandonnées un peu partout sur la spéciale. Il faut dire, nous nous trouvons dans une région où on ne rigole pas du tout avec les feux de forêts, de nombreux panneaux apellent à la vigilance et au bon sens (En été, bien sûr). A vol d’oiseau, la Méditérannée ne se trouve qu’à une quinzaine de km.

Des gens de l’organisation démontent le matériel, où le départ avait lieu

Mr et Mme Ingels ont un fils caché à la montagne… Réponse : Pat ! Illustration... J

Ninjaââââââââââ !

Bon, on fait du stop pour rentrer en Belgique ?





Nous revoici enfin à la MykelMobile. Petite photo de la vue de l’endroit où l’on a passé la nuit (incroyable comme vue, n'est-ce pas ?).
 

Et en route vers la maison.

Petite pause sur une aire d’autoroute, pas très loin de la côté, nous sommes surpris par la douceur de la température locale, on est en T-shirt au soleil ! Dans la voiture du retour, Pat s’endort bien avant Lyon… pour ne se réveiller que vers Nancy, il fait une tête pas possible J Trop comique J Genre « Bon dans le temps », c’est pas mal J

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Published by gore - dans Rallye
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3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 10:32


Ce samedi, pour la première fois depuis 6 ans, les rues de Ragnies replongaient dans l'ambiance du rallye Bianchi ! Le retour !

Le Bianchi, en Thudinie, mais encore plus dans le pays de Beaumont, c'était une institution ! C'est toujours, d'ailleurs :)

En 33 éditions (de 1970 à 2002), il fut une épreuve extrêmement populaire, atteignant son paroxysme au début et au milieu des années 80. La grande époque avec les groupes B, et les Droogmans, Snijers, Duez, Colsoul...

C'était une époque où les cigarettiers investissaient des sommes colossales dans la domaine. Les sponsors de l'époque s'appelaient Belga, Bastos.... Plus tard dans les 90, il y a eu Malrboro, avec Freddy Loix et Bruno Thiry.

Comme nous le rapelle le programme officiel 2008, le Bianchi ce fut :

- Jusque 230 concurrents, plus de 50.000 spectateurs, 1.300 bénévoles

- Des étapes show en plein centre de Charleroi, une étape spéciale de 15km empruntant les chemins bordant les lacs de l'eau d'heure...


Cette casserole là (le rallye), je suis tombé dedans en 1986, j'avais 9 ans. Je n'habitais pas encore Ragnies, mon grand-père de Thuillies m'avait emmené voir une spéciale aux 3 Arbres, à Ragnies justement....

A partir de l'année d'après, j'ai vécu tout celà de manière intensive, le père d'un copain nous emmenant voir çà. Des souvenirs extraordinaires.

D'ailleurs la fameuse spéciale de 15km autour d'un lac du barrage de l'eau d'heure, on y avait été, j'ai encore des photos prises là-bas... C'était 1987.

1985, 1986 et 1987, c'étaient des années extra-ordinaires pour le Bianchi, offrant chaque fois une bataille grandiose entre Snijers, Droogmans et Marc Duez, suivies par des dizaines de milliers de personnes dans les villages autour de Beaumont...

En 86, Droogmans avait devancé Duez pour 2 secondes. En 85, Snijers gagnât de justesse aussi et avec un brin de chance.

A ce temps-là, la RTBF Charleroi diffusait déjà une émission présentée par Paul Fraikin, qui ne s'appelait pas encore Champions, mais qui parlait déjà bien sûr de rallye.

Les émissions de 86, 87, je les connais par coeur, regardées des centaines de fois avec mon frère...

A partir de 88, la qualité s'est considérablement dégradée, pour diverses raisons... pour connaître à nouveau une année exceptionnelle en 98, dernière année en Belgique où les cigarettiers étaient autorisé à faire de la publicité, ils avaient mis le paquet...

Une marque concurrente ayant fait main basse pour une publicité exclusive sur les 3 grands rallyes de Belgique du moment (Spa / Ypres / Condroz), Marlboro mit lui le paquet sur tous les autres rallye D1 de l'époque, dont le Bianchi.

Marlboro faisait déjà rouler Freddy Loix, cette année là sur la fabuleuse Toyota Corola WRC sur laquelle il faillit gagner le Portugal et la Catalogne.

En engageant Loix sur tous les rallyes qu'ils pouvaient sponsorisé en Belgique en 98, dont le Bianchi, Marlboro fit à cette occasion l'effort d'y engager également, sur une voiture identique, un pilote finlandais quasi inconnu, qui s'était juste distingué cette année là, pour avoir occupé brièvement la tête du 1000 lacs en Finlande : Marcus Gronholm ! Futur double champion du monde (2000 et 2002).

Les photos de Loix et de Gronholm au cimetière de Ragnies, je les chéris :)

En 2008, le Bianchi renait de ses cendres sous l'impulsion de (paraît-il) quelques-uns de ses membres fondateurs, et sous forme ici d'un rallye historique, réservé aux véhicules de plus de 20 ans.

Pas grand chose de légendaire cette fois-ci, vous me direz, certes non, mais tout est une question de nostalgie et d'ambiance (Aaaah ces spéciales légendaires : Renlies, Strée, Froidchapelle/Le Trèfle, Leval, Ragnies, Thirimont, Sivry, Rance, Sautin, Ry de Fromont, Ham-sur-heure, ...).

L'ambiance, surtout pour les spéciales nocturnes, car une fois le soleil couché, le son résonne 3 fois plus... Placé sur la spéciale, vous entendez le son de 3 ou 4 voitures différentes sur le village, les phares dans la nuit, les plaquettes de freins surchauffées et rouges dans la nuit, les flammes qui sortent des pots d'échapemment.... :) De toutes ces spéciales de la grande époque, 2 sont réssuscitées cette année, sur les 5 du programme, il s'agit de Thirimont et Ragnies.

L'occasion de prendre quelques clichés très sympas...

Et petite précision, en Historique : Pas de reconnaissances, c'est parcours secret (tout est relatif, puisqu'ils empruntent une partie des spéciales de la grande époque) ! Donc au premier passage, çà rigole sévère :)








































Le showman du w-e, Laurent Molle (jamais entendu parler).




La M3 aux couleurs de Snijers de 88 et/ou 89. Avec la pub savamment recoupée en "Rastos" puisque forbidden.







Monsieur l'échevin des sports de la ville de Stavelot Jean Pierre Van de Wauver dans ses oeuvres.



Bardaf, c'est l'embardée.



Mon souvenir de 1987 avec Marc Duez sur une BMW M3 est très fidèle à la réalité : Une M3, çà gueule :)






Un CP en pleine spéciale, voilà qui est pour le moins... étonnant :) Et trop comique :)
Ils doivent marquer l'arrêt et faire estampiler leur carnet de route.
Le genre de choses que l'on ne peut bien sûr se permettre qu'en Historique...



Raaaah, la nuit !!! Le son des moteurs, les flashs qui sortent des pots d'échapemment... Bien sûr, mon petit appareil HP montre ses limites en ce qui concerne l'image en nocturne... mais pour le son, il s'en est toujours très bien sorti :)

 

Et voir http://www.bianchirally.be/

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Published by gore - dans Rallye
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 15:43

Devinez ce que je fais today ?

Indice :

Thirimont, lieu dit "Le petit soldat", 10h58.











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Published by gore - dans Rallye
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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 19:45
Comme dirait l'autre, iIls sont fous ces Finlandais ! (Terrip :)



Suivi d'une autre petite, qui n'a rien à voir avec la Finlande, mais plutôt avec la Belgique :) La prise de bec du gros Prévot à la fin est mémorable ;:::::) Souvenir, souvenir...


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Published by gore - dans Rallye
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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 22:30

Enchanté de mon expérience solo en 2004, et déçu de n'avoir su renouveller l'expérience en 2005, nous retentons à 3, en ce mois de janvier 2006, l'aventure Rallye Monte-Carlo,. Mes 2 acolytes dans cette nouvelle aventure sont Pat et Mykel ! J On va rire, je le sens J

Tout seul, je ne pense pas que je le referai un jour. C'est trop fatiguant. ..

On se met vite d’accord pour bypasser la première journée de course (celle du vendredi) et se consacrer à celles du samedi et du dimanche.

Vendredi après-4h, après le taf, nous nous retrouvons tous les 3 gare du midi, et en route dans la MykelMobile !

DAY  1

Samedi 9h du matin. Après une nuit rythmée au gré des changements de chauffeurs (3, ce qui n’est pas du luxe), nous parvenons dans les environs de la 3° spéciale de ce jour, Utelle (dans un premier plan optimiste, nous avions prévu de tenter la 1°, c’est à dire Sigalle (l’ancienne spéciale du Col de Bleine, raccourcie du Col de Bleine justement ) mais on a du vite se rabattre sur le plan réaliste).

Direction Utelle donc.  Nous venons de passer St André les Alpes, et nous empruntons la tortueuse nationale 202. Quelque part sur celle-ci, nous nous arrêtons un bref instant (pause pipi J), dans ce joli patelin dont j’ai oublié le nom. 

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Presqu’au bout de cette nationale 202, nous allons prendre à gauche dans la vallée de la Tinée, et de là, nous serons quasi à pied d’œuvre. Nous arrivons au carrefour… les gendarmes sont là, la route vers la Tinée est bloquée par leurs soins. Sur cette même nationale, dans l’autre sens en provenance de Nice, il y à partir de ce carrefour, une longue file de véhicule à l’arrêt complet, d’au moins 5km… Nous essayons de nous arrêter direct pour pouvoir partir de là à pied vers la spéciale, mais impossible car le carrefour correspond avec le début d’un tunnel… Plus loin il est trop tard, impossible de faire demi-tour à cause du bouchon…  et impossible de s’arrêter avant un certain temps… Pourquoi ce blocage ? Simplement parce que la veille, le rallye passait dans des spéciales à l’ouest de cette route de la Tinée, ce qui a engendré d’énormes bouchons, où d’ailleurs la plupart des concurrents sont restés coincés, 2 spéciales avaient même été annulées. Il faut savoir aussi que cette route, outre le fait qu’elle accueille ce w-e de nombreux spectateurs du rallye, est aussi l’axe le plus important, venant de Nice et de la côte, pour atteindre les grosses stations de ski du Mercantour, dont Isola 2000, la plus connue… La préfecture a donc pris les devants ce samedi, jour d’arrivée des vacanciers vers les stations de ski… et bloque tout le monde !

Dépités, nous nous arrêtons bien plus loin et discutons de la suite du programme. Soit on patiente que les bouchons s’estompent et on tente d’accéder malgré tout, au 2° passage dans Utelle, soit… on va voir la dernière spéciale du jour… Celle de La Bollène-Vésubie - Sospel, via le sommet du Col du Turini ! Aaaaah, la spéciale du Turini, c’est un monument ! C’est LA spéciale culte du Monte-Carl. Tous les ans, les JT diffusent des images prisent au sommet du col. Le choix est vite fait, en route pour Sospel et le Turini. (Bien nous en prit, car le 2° passage dans Utelle fut finalement discrètement annulé par… décision préfectorale ! Ben oui, on ne rigole pas avec l’accès aux stations de ski…). N’ayant pas envie de prendre les larges accès routiers jusque Nice, on préféra couper court, et s’enfoncer directement dans la montagne vers l’est. On déjeunat dans un petit village fort sympathique.

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La MykelMobile, bourrée jusqu'à la gueule :)

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Puis après un temps certain (on perd un temps fou dans ces petits chemins de montagne, mais que c’est beau !) , on traverse la localité de l’Escarène, et on commence à gravir le Col de Braus, dernier obstacle qui nous sépare de Sospel, dans la vallée suivante.

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Ce morceau du col, avec les 8 épingles de suite, on le voit un bref instant dans le film "Je reste !" (avec Sophie Marceau et Vincent Perez) où il est présenté comme étant... le Mont-Ventoux ! Très fort ;)


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3 routes mènent à ce Col de Braus. L’une venant de l’ouest (d’où nous venons), une vers l’est qui descend vers Sospel (notre route vers le Turini) et la dernière, beaucoup plus étroite,  qui part vers le Nord, et qui est en fait, le début d’une des spéciales du dimanche matin. Sans trop savoir ce qu’on va faire demain, et vu qu’on a un temps dingue à attendre avant le passage dans le Turini (nous sommes fin de matinée, et la spéciale du Turini démarre à 16h38), autant faire un petit repérage, et on emprunte ce chemin en voiture, Mykel au volant. Et après quelques centaines de mètre dans les sous-bois, surprise, un groupe de supporters de Loeb est déjà installé pour le lendemain ! Ils sont une quinzaine, déjà en train de faire la fête. Ils ont quasi 20h à attendre avant la spéciale du lendemain mais ils s’en foutent ! Ils préfèrent « s’enfermer » dans la spéciale, avec leurs voitures et tout le confort nécessaire à portée de main, plutôt que de devoir se garer bien loin, et devoir marcher longtemps, etc… Et donc, ils n’essaient même pas de voir le rallye aujourd’hui ! Drôle de choix J Au passage de la MykelMobile, les mecs hyper bon esprit, font une hôlaaa pour Mykel qui roule pourtant hyper prudemment dans ce chemin où de nombreuses plaques de glace se cachent, excellent J On continue un peu plus loin, pour repérer. Puis demi-tour, et au 2° passage, ceux qui connaissent le Mykel ne s’étonneront pas de savoir « qu’il a fait le show » pour son bouillant public, qui lui fit d’ailleurs bruyament savoir son contentement J Splendide J Vive le Monte-Carl J

Ce petit intermède passé, nous descendons sur Sospel. Très chouette patelin, très typique de l’arrière pays niçois. Nous trouvons une place de parking dans le centre, par chance, d’où je prends ces photos des 2 ponts sur le Bévéra.

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Le patelin n’est pas encore pris d’assaut par les milliers de spectateurs, mais on sent que çà ne saurait tarder. Les gendarmes sont omniprésents. Comme le début de la route vers le Turini est déjà barré, nous devrons de toute façon marcher jusqu’à la spéciale et bien au delà. Le Turini, je n'y ai jamais mis les pieds, certes. Mais étant quelqu’un qui ne se débrouille pas trop mal avec une carte IGN, je repère une série d'épingle fortes intéressantes à priori (j’avais préalablement un peu repéré sur le net aussi, on ne lui fait pas, au gore 
J). Elles ne sont pas tout près, la marche va être longue. J'estime à vue de nez qu'une heure trente de marche seront nécessaire.

Mais avant de se mettre en route, nous faisons notre premier arrêt pédestre à l'excellente pizzeria locale :) Rassasiés, nous repassons prendre le matos à l'auto, et nous mettons en route.

Il fait presque chaud en ce début d'après-midi. J'ai vite fait d'enlever ma veste, et je peste à devoir la porter :) Mykel lui, étrenne son flambant neuf pantalon de ski. Il a vite très très chaud aussi :) Il déguste :)

Après un temps certain, nous atteignons les premières épingles en question, beaucoup de monde, on continue, on trouvera mieux plus loin.

Et en effet, j’ai eu le nez fin, après pile poile 1h30 de marche (comme prévu par bibi :) et approximativement 7km de marche depuis les dernières maisons de Sospel, nous atteignons un endroit splendide, jugez plutôt J (Qui plus est, pas encore trop remplit de monde. Pat est même convaincu que si on avait un peu continué, il n’y aurait quasiment plus eu personne du tout. Hum, pas sûr J).

Nous allons voir de très près, bien protégé derrière un épais muret, 2 épingles, une sur notre gauche, une sur notre droite. Plus loin dans la vallée, nous verrons encore assez distinctement 2 autres épingles. Les premiers ouvreurs passent.

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Au loin, on discerne bien les parois rocheuses très abruptes des gorges du Piaon, qui marque le début du col, et par où nous sommes passés pour arriver ici.

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On se rend vite compte à quel point le son, en provenance du fond de la vallée, résonne jusqu'à nous, à un volume... qui me provoque presque des frissons.

Par contre, nous n'entendons que très tardivement le son venant du haut du col.
Le tarmac, où l’on se trouve et comme à Sospel à 7km d’ici, est parfaitement sec. Nous sommes à 10km du sommet du Col, et je sais que là haut, en haut du col justement, et jusque tout tout près  de nous, c’est de la glace, de la neige... Les voitures chaussées en slick (meilleur compromis pour une spéciale à moitié sur le sec, et à moitié en condition hivernale) rouleront au ralenti, à 10 à l'heure dans les épingles…  Show time ! Quand ils en sortent, ils ont les crocs J

Et puis comme d’habitude, après avoir eu trop chaud en marchant, après quelques minutes à l’arrêt, çà recommence à cailler. Et l’attente commence.

Puis Mykel, qui a eu si chaud en montant, grâce à son épais pantalon de ski, fit une découverte intéressante :

Myk: « rah, putain, c'est bien ce pantalon, mais en marchant, je crevais de chaud !! »
Pat: « heuuu, ben pourquoi tu n’ouvres pas les tirettes sur le côté pour aérer ?? »
Myk: « ha, c'est à ça que ça sert ?? ha ouais, pq j'y ai pas pensé plus tôt... »

Mort de rire J

Outre les ouvreurs, de nombreux véhicules de l’organisation mais aussi des forces de l’ordre, passent devant nous, bien avant le début de la spéciale. Puis vint le combi de flic dont je me souviendrai toute ma vie J Alors qu’il descend le col à une vitesse tout ce qu’il y a de plus raisonnable (voir même lente), un collègue du chauffeur s’est emparé du micro (il y a un haut-parleur sur le toit) et s’évertue, en hurlant à tue-tête dans celui-ci, à imiter le son d’une voiture en course J

Accélération brutale, passage de vitesse, freinage brutal, frein à main dans les épingles, tout y est ! Il doit être en train de le faire depuis des km, et l’a certainement fait jusqu’à la fin de la spéciale !

Tout le monde est plié mort de rire, vraiment tout le monde, super ambiance J

Et comme le son dans la vallée, dans le fond du col, résonne jusqu’à nous, on l’entendra par intermittence pendant encore de longues minutes, reprovoquant à chaque fois, un nouvel éclat de rire général ! J J’ai jamais autant rit de ma vie J Culte J

La 00 et la 0 passent, et ne trainent pas.

[Vidéo de la 00]



[Vidéo de la 0]



Plus que quelques minutes… çà me fait toujours quelquechose, surtout en mondial, ces quelques instants avant la première voiture, petite émotion comme quand j’étais gosse et qu’on allait voir le Bianchi à quelques km de la maison, hum… 
J Puis on commence à vaguement discerner des sons qui viennent de là-haut, un son de moteur, beaucoup plus aggresif, qui montre bien sûr que la spéciale est lancée depuis de longues minutes… Puis enfin, çà y est le commissaire au-dessus de nous siffle, çà arrive. C’est le jeune autrichien Aigner qui passe le premier, puisque les 16 premiers démarrent le 2° jour, dans l’ordre inverse du classement.

[Vidéo Aigner]



Trop trop trop bon, cet endroit est exceptionnel. J’adore être si près des voitures quand elles accèlèrent (tout en étant en parfaite sécurité, çà va de soit), c’est hyper impressionant ! Le volume sonore que çà dégage, çà fout le frisson ! Les 2 épingles enchaînées, tout le monde ou presque passe au frein à main. Puis les 2 épingles passées, le spectacle continue un peu plus loin, les 2 autres épingles plus bas. 

[Vidéo Burry au loin]



Sur les vidéos çà a l’air tout petit, mais de nos propres yeux, on voyait quand même très bien ce qui s’y passait. Notez que sur les vidéos des 2 épingles au loin, le son est légèrement en décallage par rapport à l’image… Le temps qu’il monte jusqu’à nous ! Alors que nous ne sommes qu’à 450m à vol d’oiseau. Et je vous assure que dans une vallée encaissée comme celle-là, çà résonne vraiment fort, j’ai limite la chair de poule 
J

Les splendides passages s’enchaînent, on en a vraiment pour notre argent J

Pons, parce qu'il le vaut bien :) Passage très spectaculaire.
[Vidéo Pons]

Seb, auteur du scratch dans cette spéciale.
[Vidéo Loeb]



Sarrazin, copiloté par notre Stéphane Prévot national, beaucoup plus propre dans ses trajectoires, et très efficace au vu de son excellent chrono, à 7 secondes du scratch.
[Vidéo Sarrazin]



Entretemps, on aura aussi vu Hirvonen, Solberg, Sordo, Stohl, Gardemeister, Atkinson, ...

Arrive Marcus, mon préféré avec Duval (qu'on ne verra pas du w-e, vu qu'il a fait boum qqpart). Remarquez le disque de frein arrière droit, chauffé à blanc (heu, à rouge en fait :) Il faut dire, la spéciale est longue de 31km. Pour les meilleurs, çà représente un effort de + ou - 24, 25 minutes (!). A cet instant Marcus est bien sûr largement en tête suite au 5 minutes perdues la veille par Loeb, sorti de la route et reparti en super-rallye ce samedi. Son passage est efficace, mais au point où il en est à ce moment, Marcus assure bien sûr depuis longtemps sa première place. En effet, personne n'ira le rechercher, il remportera sa première victoire au Monte-Carl.
[Video Marcus]



Toujours Marcus, qui s’éloigne dans la vallée… Le son qui résonne au loin, l’obscurité qui tombe, les phares dans la nuit, les dizaines de flashs des spectateurs, les conneries que lâche Mykel… I LOVE IT !!! :) VIVE LE RALLYE !!!
[Vidéo Marcus au loin]



L'irlandaisBoland et sa focus passent et... Mykel agite notre drapeau belge, convaincu qu'il s'agit de la focus de onze nationale Pieter Tsjoen. Ra-tééééééé :)
[Vidéo Boland]



2 concurrents passeront encore avant l'arrivée de Tsjoen, qui passât dans une situation on ne peut plus cocasse :) Il arrive en rallye que 2 concurrents se rattrapent... Mais un cas comme celui-ci, je n'avais encore jamais vu :) Trop comique :) Qui plus est, en mondial !
[Vidéo Tsjoen]



Tsjoen est le 3°. Autant que je me souvienne, il était plutôt le rattrapeur, que le rattrapé ! Je crois...

Les 3 au loin... Ambiance :)
[Vidéo Tsjoen au loin]



Les tous derniers concurrents (les quelques dernières groupe N qui doivent encore passer) le feront finalement en liaison. Un concurrent s’étant bien cassé la pipe un peu plus haut, la fin de la spéciale a été neutralisée. Le très nombreux public, entreprend donc de redescendre le col, en même temps que passent au ralenti les derniers concurrents, victime de la neutralisation de la spéciale. Il faudrat du temps avant d’arriver à Sospel 
J En passant par la finish line, un tableau nous indique les temps réalisés. 

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Un 2° arrêt à la pizzeria de Sospel s’impose. Il n’y a pas encore trop de monde, çà va. Des gens de l’organisation, à l’accent bien trempé, ont réquisitionné une grande table juste à côté de la notre. Pour demain, nous décidons d’aller voir la spéciale du Col de Braus (celle que bous avons repéré en arrivant ce matin), elle est toute proche de Sospel, tranquille. 21h30, nous remontons le col de Braus en voiture… et à 2km du sommet, surprise la gendarmerie est là, pour en fait aider les gens à se garer correctement, et d’un seul côté de la route… D’ici jusqu’au sommet, des gens sont déjà garés, dingue ! En grande partie des italiens en camping-car, d’ailleurs (l’Italie est tout proche, faut dire) ! Au fil de la nuit, la longue file de voiture garée ne cessera de s’allonger.
On se prépare pour la nuit. A 3, dans une MykelMobile (une polo pour ne pas la citer), c’est on ne peut plus rigolo J C’est Pat, sur la banquette arrière, qui s’en sort encore le mieux. Il parvint à se faire une petite place confortable malgré l’iceberg de brols en tout genre, qui cohabite avec lui J

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Published by gore - dans Rallye
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 15:44
Dans cet article, j'aimerais partager avec vous, une aventure qui m'a laissé rêveur pendant de longues semaines après mon retour...

Fin janvier 2004, je suis parti seul pour un trajet en voiture de plus 900km à l'autre bout de la France, en plein hiver, vers les Hautes-Alpes et les Alpes de Haute-Provence (Le "05" et le "04", comme disent les locaux), pour assister pour la première fois de ma vie au Rallye Monte-Carlo, un vieux rêve caressé depuis une bonne quinzaine d'années. 
Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours une petite place dans ma mémoire pour ce journaliste sportif belge bien connu, qui écrivit jadis dans un de ses articles, qu'arrivé à l'âge de 18 ans, il avait pris le train seul, pour aller assiter au Monte-Carl.
Certes je n'ai pas réalisé l'aventure à 18 ans mais plutôt à 27, et certes le choix d'y aller seul n'est pas une volonté absolue en soi mais plutôt une conséquence malheureuse à ma préparation finalement assez tardive, l'aventure en est d'autant plus belle, et je suis finalement fort heureux de l'avoir vécue livré à moi-même, dans la Montagne enneigée, pendant de longues heures seuls, parfois loin de toute civilisation, en plein hiver avec les conditions changeantes sur la route, ...

Le document que vous allez lire est essentiellement basé sur les notes que j'avais prises sur place dans le feu de l'action, pendant les longs moments d'attente et de froidure :) Car ça pelle bien, dans le 04, en janvier, en altitude... :)
C'est parfois un peu cru. En relisant ceci il y a quelques semaines, j'étais horrifié du nombre de gros mots...mais j'ai décidé de ne pas (trop :) m'autocensurer car.. ils reflètent pour la plupart exactement ce que je pensais à ces moments là ! 
J'étais parfois exaspéré, la fatigue devait beaucoup y contribuer.

Cette aventure, c'est aussi beaucoup de marche (+- 20km par jour), la neige, le froid, les paysages splendides... L'Aventure, quoi !

Je n'ai pas pu résister au plaisir d'annoter certains passages, avec mon regard retrospectif de décembre 2007.

Petite conclusion de ce prélude : çà ne vaut pas escalader un 6.000m au Népal, mais çà le fait grave quand même :)    (Bjour Vincent :)


Vendredi
Gap, 4h30 du matin. Enfin. J’ai quitté la Belgique à 17h, j’ai pas trainé en route. Même si je me suis accordé les pauses nécessaires, et un petit red bull, j’ai juste dormi 20 minutes, juste avant la descente du Col vers Gap.
Même pas crevé, je suis excité à mort, et les derniers albums de Luciferion et de No Return qui fouettent mes tympans, ne doivent pas y être étranger.
Gap, enfin disais-je. Des dizaines voir des centaines de voitures, tournent déjà dans la ville, cherchant leur route, dépliant leurs cartes routières. On est encore loin des 2 spéciales qui inaugurent ce Monte-Carlo 2004.
Direction Bréziers ES 1, d’où je vois un certain moment à 20 mètres de moi, l’arrivée de l’ES. Moi, je vise le col des Garcinets, qui plafonne à 1185 mètres.
 
C’est vraiment magnifique. Je marche depuis qq mètres sur la spéciale, il fait toujours nuit (il est à peine 7h), il y a tous ces feux de bois, qui attendent l’aube… il y en a un au moins tous les 10 mètres. Des milliers de gens mettent une ambiance particulière à cette fin de nuit. Surtout après être resté 11h seul dans la voiture.
 
Complètement fou aussi toutes ces voitures garées, parfois des 2 côtés de la route… Je ne le sais pas encore, mais la spéciale va être annulée pour cette raison. Trop de gens se sont installés anarchiquement dans le col, au fil de la nuit… Pour les spéciales les jours suivants, les organisateurs fermeront les cols la veille au soir…
 
Il y a des plaques de glace partout sur la route, c’est de la folie. Même marcher est hasardeux sans la lampe-torche. Heure H moins 1, les ouvreurs passent… et se fraient un chemin dans la foule de spectateurs en train de tranquillement (tout est relatif, ptaing, çà glisse à mort), remonter le col. J’ai marché fort longtemps, je me suis sottement garé fort loin, car en train de gravir le petit chemin de montagne après Bréziers, la neige a commencé à tomber, et j’ai pris peur de rester coincer (mais comment ils montent çà tous les autres ? ? ? Car avant d’atteindre la spéciale, des dizaines de voitures m’ont doublé…).
Je m’installe dans un long droite, genre d’épingle « à tenir » comme ils disent, totalement verglacé en légère descente. On les voit descendre le col en face de nous pendant 500 mètres, puis encore un peu la descente après notre virage.
Les 00 et 0 passent, je ressens une pointe d’émotion au frein à main maîtrisé par le pilote de la 0 avec sa clio. (il va mettre le feu à chaque passage celui-là, même pas peur, même pas mal).
Le jour se lève… Et puis… rien… 20 minutes après, tout le monde a compris, spéciale annulée, pu-tain, je suis vraiment faché mais je m’en rends pas encore très bien compte, toute cette route pour être à l’heure, etc…
J’ai 2 heures à attendre avant l’ES 3 ici même, j’entreprends donc de remonter le col jusqu’à son sommet qui n’est plus si loin. La neige recommence à tomber. Je trouve au delà du sommet du col, un vrai virage à la « Monte-carl », soit une vraie épingle en montée (de retour en Belgique, je constaterai que la seule et unique photo convenable dans les pages de présentations du monte-carl dans le magazine rallyXS a été prise ici même ! On peut causer probabilité si vous avez envie, mais moi, pas trop, non, j’ai trop sommeil). On a une vue sur toute la vallée au nord. C’est magnifique. 

HPIM1286.JPG























On va voir les concurrents au moins 2 minutes avant qu’ils ne passent devant nous. Là en bas c’est la glace, on y verra entre autres Marcus et Solberg dans de super longues dérives en ligne droite sur de la glace.
Dans notre virage, point de glace. Il est 10h du matin maintenant. Le soleil pointe le bout de son nez en même temps que la neige s’arrête. Avant le départ de cette spéciale 3, les gendarmes n’ont pas perdu leur temps pour faire déplacer ces nombreux véhicules mal garés partout sur la spéciale. On verra ainsi passer devant nous (il n’y a pas 36 routes en montagne…) de nombreux véhicules, dont beaucoup de camping-car, qui se font huer par la foule, siffler, insulter, on leur jette de la neige, genre « c’est de ta faute enc*lé » car en effet, c'est la faute à ces gens-là si le premier passage a été annulé... Grave. Mais très rigolo J J’adore. Encore un bloc de neige sur ta fiole,c*nnard, un !
 
Arrive le grand moment, la Subaru de Solberg (ils s’élancent dans l’ordre du classement final du championnat 2003), vombrit à des Km sous nous, loin dans la vallée, on la voit déjà, un petit point bleu, sur fond blanc, dans 2, 3 minutes il passera devant nous.
Çà y est, il est à l’épingle situé 300 mètres avant nous, ambiance, tout le monde gueule. Le voici, on n’entend à peine le moteur, tellement il y a de l’ambiance (Vous pensez bien, tout le monde se les gèle depuis au moins 3h dans cette spéciale, et on a enfin qq chose à se mettre sous la dent), Solberg se rate un peu, (il fait en 2 temps) comme il ratera un peu son épingle dans l’ES 11 demain de la même façon, volontaire pour favoriser l’efficacité? à vous de voir, car j’ai tout filmé ici…

 

Suit Loeb, inutile de préciser que les spectateurs furent un peu plus encore bruyant que pour Solberg J
Mais pas pour les mêmes raisons, vous en conviendrez J Magnifique passage cela dit.

  






Sainz est parfait,comme d’hab. Martin est très propre, mais semble moins efficace. Quant à Marcus, il me fera la même impression tout le week-end. Il est certes spectaculaire, mais on a toujours l’impression qu’il arrive à parcourir moins de mètres que les autres pour tourner, et qu’il est 3 fois plus efficace (comme le samedi dans l’ES 11, voir + loin).  

Duval, 10 sur 10. Terrible. Vraiment terrible, comme durant tout le WE. 
(Note 2007 : Surtout le freinage ! Et tendez l'oreille à ces brefs "pschuit" caractéristiques sur la Focus, chaque fois que l'embrayage a ré-enclenché la vitesse précédente. çà va vite, et puis il y a le bref tirage du frein à main en même temps que le gros coup de gaz pour faire pivoter la voiture, tendez l'oreille :)
 





Pannizzi ne profite pas de toute la largeur de la route et semble y perdre du temps. Loix à la Marcus. (j’apprendrai plus tard qu’il a entamé le rallye avec les mêmes réglages que Marcus).
Hirvonen très spectaculaire. J’ignore si c’est efficace. C’est ce qui s’apelle profiter de toute la largeur de la route. 
 
Quant à Gali, il nous fera un superbe passage. Lui et Hirvonen, tous 2 spectaculaires à mort, iront au trou tous les 2 aujourd’hui… 
 
Kresta est vraiment chaud sur sa Hyundaï privée, excellent. 

Suivrons Campos, pas mal, Burri (un Suisse dont mon voisin de spéciale assez sympa et qui vient de Belfort en Alsace, me dira qu’il passe souvent la frontière pour rouler dans des rallyes chez eux), Nicolas Vouilloz (très bien passé, dont mon voisin sympa m’apprendra qu’il s’agit bien du multiples champion du monde de descente VTT, j’avais bien remarqué ce nom dans la liste, mais bon, comment savoir que c’est le même ! ).
Une dizaine de WRC privées se succèdent, que du beau monde, çà donne à mort.
 
La super 1600 sous cette forme, est assez spectaculaire, je dois en convenir à mon grand dédain. Çà gueule à mort, çà glisse, çà fait le spectacle, bref, c’est cool et çà en met plein la vue. Je propose qu’on achète des canons à neige au pilote super 1600 en Belgique pour leur apprendre à glisser.
Je verrai donc passer Cols, qui malgré qu’on est pas si éloigné du début de la spéciale, est en train de bouquer une clio blanche (cette image est aussi passée dans les flash Champions). Le lendemain je le verrai encore exactement dans la même position, mais n’anticipons pas.

  

 Pendant tout le week-end, j’ai eu un même sentiment, celui de rester sa ma faim, car 2 équipes en moins pour seulement 1 qui reprend, seulement 2 voitures par équipe, et plus de McRae, Burns, Makkinen… Pas bien lourd tout çà… Je vous fait un prix de gros ?

L’avantage, c’est que du coup, nos Belges, sont avantagés… çà n’aurait certainement rien changé pour Duval, mais Loix n’aurait jamais terminé 5° si il y avait eu 16 voitures officielles au départ, au lieu de 10 ici…
 
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Une petite partie de la longue marche jusqu' au sommet du Col des Garcinnets.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 








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Les Alpes de Haute-Provence en janvier.























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Dans le fond à droite, au loin, on devine les hauts sommets des Alpes et les neiges éternelles !


















Note2007 : Les nuits. Parlons-en des nuits. Vous l'aurez peut-être compris, le petit gore est qqun qui n'a même pas peur même pas mal, et qui s'est donc embarqué dans ce trip avec l'intention délibérée de dormir dans l'auto (pas dans un break, non çà serait trop beau, mais plutôt dans une Suzuki SWIFT aussi grande et spacieuse qu'un pallaisson dans une maison de minipouss !).
2 problèmes se poseront lors de cette nuit du vendredi au samedi :
- Le froid encore lui, qui une ou deux fois m'obligât au beau milieu de la nuit, à rallumer le moteur pour réchauffer l'ambiance (j'étais équipé d'un sac de couchage classique, pas d'un pour le froid). 
- Les courbatures aux hanches et ailleurs, dûes au fait que je ne savais pas tendre mes jambes en dormant. Je l'ai un peu payé toute la journée du lendemain pendant les longues marches :) Que du bonheur :)


Samedi
ES 9 et 11 Col De Bleine altitude 1439mètres. Marcus est sorti ici l’année passé. C’était verglacé. J’ignorerai jusqu’à mon retour en Belgique, qu’elle se dispute dans le sens inverse. Cette année, point de glace, la route a été salée.
Ici, ce sont, sans rire, des milliers de voitures qui sont garées le long d’une petite départementale, comme doivent l’être les 3, 4 autres petites départementales qui mènent à ce Col de Bleine.
Je commence à gravir le col. Après 500 mètres, une stèle, avec ce texte. “Jean-Luc Rinaldi. C’est ici, juste de l’autre côté de ce chemin, lors du rallye d’Antibes 2000, que j’ai rejoint le paradis des pilotes. Je veille sur vous”.
De l’autre côté de la route, une grosse gerbe de fleur posée au pied d’un arbre… ambiance… 
 
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Comme l'unique photo que j'ai de la stèle est floue, je la mets en tout petit, comme çà, personne ne le remarquera...





Je gravis le col et me place dans un endroit sympa, qui a l’avantage de ne pas être remplit de monde, d’où je peux voir la sortie d’un large gauche 100 mètres en dévers, la ligne droite qui monte devant moi, suivi d’une épingle droite classique de chez classique 200 mètres plus haut. Çà donne à mort.

Note 2007 : Comme souvent en Montagne quand je suis seul (et dans le cas présent, pour passer le temps en attendant le départ de la course :) je lis St-Ex, preque toujours Terre des Hommes (il y prend dans ce décor une dimension tellement différente), ou Citadelle aussi.
Pour vous donner une idée des temps d'attente, il faut savoir qu'en "Mondial" des rallyes, arriver 1h avant est trop tard pour être bien placé, 2h avant offre de bonnes chances, et 3h avant d'excellentes chances).
Et Froid et humidité ne font pas forcemment bon ménage... On marche longtemps entre la voiture et l'emplacement, on est trempé de sueur sous les couches successives de vêtements (on monte des cols quand même, çà grimpe :) et puis une fois l'emplacement de rêve atteint duquel on ne ratera pas une miette du spectacle, l'on reste des heures sur place, sur son demi-mètre carré, sans réelle possibilité de bouger, sous peine de perdre l'emplacement, car on est pas tout seul ici :)


Difficile de comparer le style des pilotes ici. Je pointe juste l’ordre de passage et le note, de manière à m’imaginer le classement.
Déjà, le premier qui passe c’est la Hyundaï du jeune et excellent finlandais Valimaki, (retenez ce nom on l’entendra encore (Note2007 : Mwarf mwarf mwarf, non, plus du tout en fait... :)), et du coup je me dis que mais oui c’est bien sûr, les X premiers partent dans l’ordre inverse du classement, j’suis bête… Du coup çà me fait repenser au gros Maiki qui était resté tout hon de voir Duval ouvrir la route en Suède pour la même raison !
 
A noter que dans toutes les WRC tout confondu privées comprises, seul Loix ne prendra pas l’épingle au frein à main.
 
A 17h aujourd’hui, il y a un PSG – Olympique de Marseille. Tous les français ne parlent que de çà. J’ai pas fini d’en entendre parler J
C’est ici que je verrai à nouveau Cols au derrière d’une autre super 1600 (pas la même), avec toutefois une variante, la clio de Cols a morflé sévère à l’avant gauche, la carrosserie est fort abimée, et la voiture rattrapée par Cols, et son hayon (=son coffre) ouvert à fond. Pas pratique votre aileron, m’sieur…

Ici qd çà caille, c’est pas pour faire joli, ah la "connase de mornasse" (insulte made in La Plagne apprise 2 semaines plus tôt, désolé).
Et quand on reste 2h sans bouger, on rêve d’exprimer sa haine.
Entre 2 passages ici, il y a 4h30 à se les geler menu… tout le temps donc de resdescendre à la bagnole, que je rejoindrai en marchant très vite en 40 minutes…(Note2007 : Dans ce sens là, c'est facile, çà descend !) J’enfile mon 2° polar (et j’ai donc veste de ski et gants de ski) mais çà ne sera pas encore suffisant…
(Note2007 : Problème d'humidité que je cite plus haut).
C’est l’heure, je repars. Arrivé pas loin de la spéciale, on tombe dans une purée de pois made in UK. Je regravis le col, et vais me placer dans la dite épingle que je voyais tout à l’heure. Je m’incruste. Olà, bien gamin, çà va être terrippp ici. Il est 15h 45, il reste 50 minutes à attendre. Tout d’un coup, tout le ciel se déchire, et fait place à un beau soleil. Puis se recouvre indéniablement pour ne plus s’éclaircir tant que j’aurais les pieds dans cette région. 
Ici, je ne suis pas en France, je suis sur un territoire probablement prêté par l’état français à l’état italien, t
ant ils sont nombreux J çà va me changer tiens, hier au Col des Garcinets, il n’y avait que des espagnols. J’entends toutes les 3 secondes la magnifique insulte que Joey replace souvent dans FRIENDS, soit “vanculo” (orthographe???). Ainsi que de très nombreux “et tutti quanti”.
Le public est très nombreux ici, et invariablement, les français repartent sur leur sujet favori, Loeb? Mais non, PSG-OM qu’on te dit ! En plus, ils vont tous rater le match à 17h, la spéciale sera même pas encore finie. C’est bête… hin hin hin
Et évidemment, vive les vannes à 2 balles qui font marrer tout le public présent (vraiment beaucoup de monde) enfin, sauf les italiens. Et il y avait des chansons que je connaissais pour les avoir entendu chez Cauet tivi, dont l’hymne du PSG qui commence par “Pariiiiiiis, c’est magiiiiiiique”. Ainsi que l’hymne de l’OM qui commence par : “Pariiiiiiis, c’est tragiiiiique” …. On aura aussi droit à une version retravaillée de la Marseillaise, avec des paroles qui se foutent un peu de l’autre équipe, et là, j’étais mort de rire… Pas pour la chanson en elle même, non, mais plutôt parce que tous les italiens devaient être en train de se dire “purée, quelle bande de chauvins les français, chanter l’hymne national avant le passage du rallye, etc….”. J
Purée, et je peux le dire à personne, AAAAAAAAHHHHHHH   !!!!!
 
Enfin causons rallye, Valimaki impressione, Burri le suisse est toujours là et c’est un plaisir à voir, ainsi que Warmbold, en déguisé privé, il s’agit de la 3° focus officielle, il se la donne bien aussi. Panizzi fait son Panizzi. Comme Loix ne l’avait pas pris au frein à main dans le premier passage, et comme la place sur mon appareil est déjà limitée, je décide de ne pas le filmer… (ah si seulement j’avais la caméra de Maiki…j’en aurais ramener des images !). Ptaing, il nous a fait un de ces trucs qui rattrapent la fois précédente… Merveilleux, le + beau passage que je verrai ici !
Pas d’image donc.
Y a plus de Sainz (il a fait boum qq part), Solberg nous refait une épingle “en 2 temps” (efficace ? j’en doute), Duval 10/10 impresionnant, 

 



Martin jolie dérive. Marcus comme déjà dit, semble spectaculaire ET efficace, il faut le voir pour comprendre. 
Et enfin, tout le monde attend Loeb. C’est la follie totale qd il arrive et……. Il est le seul à ne pas la prendre au frein à main, y a eu comme un blanc… (et je l’ai filmé çà !). Et moi je me suis dit “hein quoi, il a déjà course gagnée, c’est déjà fini il assure ?” Ben oui, c’était déjà fini pour Loeb J

 


Et ici, je verrai enfin Cols qui ne rattrape personne, çà va le changer J
Voilà, passe laSaxo VTS qui comme hier ferme la marche. C'est fini. Tout le monde commence à redescendre le col, mais moi comme j'avais pas trop envie de redescendre avec tout le monde pour de tout de façon, me taper des bouchons monstres pour quitter la spéciale... je décide de monter pour aller voir l'épingle quasi un Km plus haut que nous. Ho quelle belle épingle. Bon je redescends, il fait presque nuit maintenant, et le brouillard est de plus en plus intense, des dizaines de feux de bois terminent de se consummer, abandonnés, partout sur le col, des dizaines, tout comme hier matin, ambiance.... Beaucoup de voitures entreprennent de monter le col, c'est pas pour la frime, c'est parce que c'est une route logique pour rejoindre la nationale qui retourne vers l'arrière pays niçois, où se passe toute la journée de dimanche.
 
Quand je quitte la spéciale, j'ai encore la petite départementale à parcourir pendant peut-être 2 ou 3 km. Ici, je suis quasi seul, il fait noir complet, j'adore...
Bonne idée de tjs laisser 2 roues sur le tarmac (bonne idée Mykel, CF un vieux souvenir aux Boucles de Spa) car au début de la départementale, là où de nombreux parking s'était improvisés dans les prés, certains sont en train de galérer sévère.
Plus loin c'est beaucoup plus calme. Pour peu, je me croirais seul au monde... Il fait bien noir, beaucoup de brouillard... Pour dire, j'ai failli rater mon auto... J'ai du allumer ma torche pour être sûr qu'il s'agissait bien de la mienne...
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Published by gore - dans Rallye
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